Parc national de Zakouma
Géré par African Parks depuis 2010, le parc national de Zakouma (région du Salamat) abrite l'une des plus grandes concentrations d'éléphants d'Afrique centrale et des espèces rares comme le lycaon.
Le parc national de Zakouma s'étend sur environ 3 000 km² dans le sud-est du Tchad, à la lisière du bassin du lac Tchad et des savanes soudaniennes. Géré depuis 2010 par African Parks en partenariat avec le gouvernement tchadien, il est devenu l'un des exemples les plus cités de restauration faunique en Afrique centrale. Ses éléphants, autrefois décimés par le braconnage, constituent aujourd'hui l'une des populations les plus surveillées du continent.
Infos pratiques en un coup d'œil
- Accès : vol charter depuis N'Djamena jusqu'à la piste d'Am Timan ou directement au camp ; aucune route goudronnée fiable depuis la capitale.
- Saison d'ouverture : le parc est généralement ouvert de novembre à juin (saison sèche) ; il ferme pendant la saison des pluies (juillet-octobre) en raison de l'impraticabilité des pistes.
- Durée conseillée : 3 à 5 nuits minimum pour observer la faune dans de bonnes conditions.
- Tenue : vêtements neutres (kaki, beige, vert olive) ; éviter le blanc et les couleurs vives en safari.
- Règles : toutes les sorties se font obligatoirement avec un guide armé ; il est interdit de descendre du véhicule hors des zones autorisées.
Ce qu'on y voit
Zakouma abrite l'une des dernières grandes concentrations d'éléphants de savane d'Afrique centrale. En saison sèche, des troupeaux de plusieurs centaines d'individus convergent vers les mares permanentes. Le parc compte également des buffles du Cap, des hippotragues roans, des girafes, des lions, des léopards et des lycaons — espèce rare et difficile à observer. Plus de 370 espèces d'oiseaux ont été recensées, dont le jabiru d'Afrique et plusieurs espèces de hérons.
Histoire et contexte
Créé en 1963, Zakouma a subi des décennies de braconnage intensif, notamment dans les années 2000, qui ont réduit la population d'éléphants de plus de 4 000 individus à quelques centaines. L'arrivée d'African Parks en 2010 a marqué un tournant : renforcement des rangers, surveillance aérienne, implication des communautés locales. La population d'éléphants a depuis retrouvé une croissance positive, documentée chaque année par des recensements aériens.
Les temps forts de la visite
Les rassemblements d'éléphants aux mares
Entre février et mai, les mares permanentes comme celle de Rigueik attirent des centaines d'éléphants simultanément. C'est l'un des spectacles fauniques les plus intenses d'Afrique centrale, accessible depuis des affûts discrets aménagés par les guides.
La recherche des lycaons
Zakouma héberge une meute de lycaons (chiens sauvages d'Afrique), espèce classée en danger. Les guides suivent leurs déplacements grâce à des colliers GPS, ce qui augmente significativement les chances d'observation lors des sorties matinales.
Les sorties ornithologiques
La zone humide autour du fleuve Bahr Salamat et les mares intérieures concentrent une avifaune exceptionnelle. Les sorties à l'aube, à pied ou en véhicule, permettent d'observer des espèces rares pour la région.
Les nuits en camp permanent
Le camp Tinga, géré par African Parks, propose des hébergements en tentes sur plateforme au cœur du parc. L'absence de lumière artificielle intense et la proximité de la faune nocturne font partie de l'expérience.
Conseils pour les photos
La lumière est optimale tôt le matin (6h-9h) et en fin d'après-midi (16h-18h). Les mares offrent des reflets exploitables en contre-jour au coucher du soleil. Un téléobjectif (400 mm minimum) est indispensable pour la faune. Évitez les flashs, interdits à proximité des animaux. La poussière de saison sèche nécessite une protection rigoureuse du matériel.
Situation et accès
Le parc est situé dans la région du Salamat, à environ 850 km au sud-est de N'Djamena. L'accès terrestre depuis la capitale est long et difficile ; la quasi-totalité des visiteurs arrivent par vol charter. African Parks coordonne les transferts depuis N'Djamena. Aucun transport public ne dessert la zone. L'accessibilité PMR est très limitée en raison du terrain naturel et des pistes non aménagées.
Aux alentours
- Lac Tchad — à l'opposé géographique du pays, ce lac transfrontalier en rétrécissement illustre les enjeux climatiques de la région.
- Massif de l'Ennedi — plateau gréseux du nord-est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, avec des gravures rupestres et des arches naturelles.
Questions fréquentes
La saison sèche, de novembre à juin, est la seule période praticable. Les mois de février à mai offrent les meilleures concentrations d'animaux autour des mares.
Un visa tchadien standard est requis. L'entrée dans le parc se fait via les structures d'African Parks ; il est conseillé de réserver son séjour directement auprès d'eux avant le départ.
Non. Toutes les activités se font obligatoirement avec des guides rangers du parc. Les sorties en solo ou sans encadrement sont interdites pour des raisons de sécurité.
La zone est endémique pour le paludisme ; une prophylaxie antipaludéenne est indispensable. Les vaccins contre la fièvre jaune, la typhoïde et l'hépatite A sont généralement recommandés pour le Tchad.
Le vol charter depuis N'Djamena dure environ 2 heures. La durée et la fréquence des vols dépendent des opérateurs et de la saison ; renseignez-vous auprès d'African Parks ou d'une agence spécialisée.
Les safaris en véhicule sont accessibles aux enfants accompagnés. Les sorties à pied ou les affûts prolongés sont généralement réservés aux adultes ; vérifiez les conditions d'âge auprès de l'opérateur au moment de la réservation.
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